Bulletin de Quartier Capitale : On a besoin de votre voix - Influence des promoteurs, un nouvel hôpital, Lansdowne

Plusieurs dossiers importants seront présentés au Comité des finances et du développement économique (6 juillet à 9 h 30) et au Comité de planification (8 juillet à 9 h 30).

La Ville exploite le fait que les gens se préparent pour l’été; prouvons que ce n’est pas le cas. Lisez ci-dessous ce qui se profile à l’horizon et inscrivez-vous pour constituer une délégation publique (et ainsi parler aux membres du Conseil pendant un maximum de 5 minutes) auprès de l’un ou l’autre des comités en répondant à ce courriel et en indiquant auprès de quel comité vous souhaitez adhérer à titre de délégation.

Influence des promoteurs immobiliers à l’hôtel de Ville

Un récent rapport qui a fait l’effet d’une bombe de la part du commissaire à l’intégrité (CI) nommé par la Ville a révélé que la présidente du Comité de planification d’Ottawa, la conseillère Jan Harder, était en situation de conflit d’intérêts apparent avec une famille de promoteurs et qu’elle a choisi de ne pas aborder cette question.

Le rapport lève le voile sur la porte tournante qui sépare le secteur privé du secteur public à l’hôtel de Ville, traversée par le promoteur en question, Jack Stirling. Ce dernier a d’abord joué le rôle de responsable de l’urbanisme à la Ville, puis de promoteur, puis de conseiller auprès d’un responsable de l’urbanisme, pour ensuite travailler simultanément (parfois gratuitement) pour les deux. M. Stirling donnait des conseils au président de la planification, pendant que ce dernier discutait également de demandes concernant le Stirling Group, et pendant que la fille de M. Stirling travaillait également sur des contrats simultanés pour la conseillère Harder et le Stirling Group.

Le rapport recommandait que le Conseil retire entièrement la présidente Harder du Comité de planification, ainsi que des comités connexes, et que le Conseil réprimande Mme Harder en s’assurant qu’elle paie ses propres frais juridiques (qui étaient également payés à un avocat lobbyiste du promoteur) et qu’on lui coupe le salaire pour une période de 15 jours. Le rapport demandait également que le registre des cadeaux de la Ville soit modifié pour reconnaître le soutien en nature que la conseillère Harder avait reçu de ce promoteur.

La conseillère Harder a refusé de présenter des excuses pour son comportement et continue de nier toute faute. Elle a démissionné de son plein gré des comités avant que le Conseil ne puisse approuver sa révocation, pendant que le maire Watson tentait de modifier les recommandations du rapport de la commissaire à l’intégrité afin de supprimer toutes les réprimandes, toute reconnaissance par le Conseil que Mme Harder avait tort et la recommandation de modifier le registre des cadeaux. La motion du « Club Watson » a été adoptée, bien qu’une modification ait été exécutée, demandant au Conseil de reconnaître au moins que la conseillère Harder avait commis une erreur comportementale.

Dans le cadre des délibérations du Conseil sur le rapport du CI, j’ai présenté une motion, avec l’appui de la conseillère McKenney, qui s’assurera que le personnel de la Ville révise les règlements afin de s’attaquer à la porte tournante de l’hôtel de Ville et formulera des recommandations sur une période d’attente pour les promoteurs et leurs lobbyistes. La motion a été adoptée et on peut la lire en entier ici[anglais].

Il faut en faire plus.

Le rapport du CI met en évidence quelque chose de beaucoup plus insidieux que l’influence des promoteurs immobiliers à Ottawa; il lève le voile sur une culture politique qui rend difficile la séparation pure et simple entre l’administration municipale et l’industrie de l’immobilier.

Il souligne également qu’au-delà de cette porte tournante dans le monde professionnel, il y a une tendance vers la création d’amitiés personnelles à long terme qui l’accompagnent, où les responsables de la surveillance publique de l’industrie, les dirigeants et les lobbyistes de cette industrie sont des amis, d’anciens collègues, des donateurs, des partisans de campagne, des conseillers, des annonceurs, des confidents, des invités aux mariages, des participants aux tournois de golf des politiciens, etc. C’est le degré d’intégration sociale entre les autorités politiques et les courtiers de pouvoir dans l’industrie qui devrait nous inquiéter tous, pas seulement la violation de l’intégrité qui a été présentée au Conseil.

Il y aura un vote sur le prochain président du Comité de planification du Conseil municipal. Espérons ne pas être témoins de la même indifférence du public et de la même influence des promoteurs immobiliers que nous constatons toujours à l’hôtel de Ville.

Des plans secondaires créés démocratiquement sont attaqués dans le quartier Capitale

Lorsque la ville a permis que le plan secondaire communautaire du Vieil Ottawa-Est soit si rapidement sapé par un promoteur il y a deux ans (malgré l’opposition écrasante de plusieurs quartiers), nous avons eu un aperçu de l’influence de la volonté des promoteurs dans notre Ville.

Malheureusement, un plus grand nombre de plans secondaires de nos communautés sont maintenant attaqués, nous donnant plus d’exemples de la planification privée de notre Ville sur une base de terrains individuels. Il ne s’agit pas de syndrome du « pas dans ma cour » ou de « hauteur ». Il s’agit d’une ville planifiée démocratiquement et à l’écoute des habitants qui travaillent sans relâche pour assurer des communautés bien planifiées.

30-48, avenue Chamberlain

Le rapport du personnel sur le projet d’aménagement au 30-48, avenue Chamberlain est une immense déception. Il s’agit d’un changement de prise de position du personnel après une réunion publique qui a initialement mis le promoteur au défi de faire mieux. Le rapport est en contradiction avec ce que le plan officiel actuel suggère serait adéquat pour ce genre de terrain, et il est en contradiction avec le plan secondaire à venir pour la zone (étude de la hauteur et du cachet), ce qui met ce dernier en danger.

Ce promoteur a été invité à participer à la création du plan secondaire à venir pour cette zone au moyen de l’étude de la hauteur et du cachet, mais il a refusé toutes les offres de collaboration du personnel de la Ville. Au lieu de cela, le promoteur va de l’avant avec un plan qui sape les résultats, l’intégrité et le caractère défendable de cette étude démocratique très peu de temps avant qu’elle ne soit adoptée comme politique municipale, laissant les habitants – qui ont passé les deux dernières années à s’engager dans un processus délibératif et consultatif avec les urbanistes – à l’écart.

Les résidents et notre bureau étaient disposés à négocier et à trouver un meilleur compromis, mais le changement de prise de position du personnel, après le lobbying important du promoteur et l’appui de l’ancienne présidente Harder, a fait que le promoteur est avantagé.

Les habitants se sentent trahis une fois de plus.

Aménagements sur Bank et Riverside

Le plan secondaire de la rue Bank, qui a été élaboré par la communauté et le personnel il y a moins de 10 ans, et qui est assez nouveau pour être inclus dans le nouveau Plan officiel de la Ville, compte actuellement deux promoteurs qui essaient de le modifier afin de permettre la construction d’un gratte-ciel (34 étages) et d’immeubles plus grands (26 et 31 étages) là où les promoteurs veulent qu’ils soient construits, et non là où la communauté l’avait prévu (plus près d’une station principale de transport en commun).

Des aménagements sont proposés simultanément de part et d’autre de l’intersection Bank et Riverside, juste au sud du pont Billings. Le plan de la communauté pour cette intersection prévoyait déjà une augmentation importante de la densité (jusqu’à 16 étages le long de la rue Bank).

Les deux propositions seraient situées à l’intérieur de la boucle routière de la promenade Riverside, à côté de l’intersection dangereuse de la rue Bank et de la promenade Riverside, où 200 accidents ont eu lieu au cours des 5 dernières années et où des vies ont été perdues. Certaines améliorations de l’infrastructure sont en train d’être apportées à ce tronçon de la rue Bank, mais rien n’est actuellement prévu pour l’intersection ni pour le pont Billings.

Il serait souhaitable d’examiner suffisamment la façon dont les besoins en matière d’infrastructures et de domaine public seraient satisfaits, mais il n’y a pas de détails sur la façon dont on pourrait y parvenir. Le comité d’examen de la conception urbaine de la Ville a convenu lors de l’évaluation du projet d’urbanisme du côté est de la rue Bank (1335 et 1339, rue Bank) :

[traduction] La politique harmonisée de règlement des litiges concernant les noms de domaine estime qu’une densité trop forte a été concentrée dans ce petit site et que l’enveloppe du bâtiment remplit le site d’un coin à l’autre exerce une trop grande pression sur les terres publiques environnantes. La densité proposée devrait être réduite et il devrait y avoir un retour plus important en matière de traitement du domaine public […]. S’ils sont construits comme proposé, les deux projets se combineront pour créer un goulot d’étranglement plutôt qu’un passage.

La rue Bank dans le Vieil Ottawa-Sud est une rue principale classique au design urbain à échelle humaine, plus propice à un paysage urbain animé qui favorise la vie communautaire et l’établissement de petites entreprises. Nous croyons que ce style classique de rue principale devrait être étendu, au mieux d’une manière approximative, dans la zone du pont Billings.

Encore une fois, cependant, il semble que les plans communautaires seront écrasés par les intérêts spécifiques au site des promoteurs : la Ville recommande l’approbation de l’aménagement du côté est, qui sera présenté au Comité de planification le 8 juillet. Cet aménagement se situe également à moins de 400 mètres d’une grande station de transport en commun, mais comme la Ville n’a pas encore de politique de zonage inclusif pour les logements abordables, il ne sera pas admissible.

Songez à faire savoir aux membres du conseil que vous pensez que les plans communautaires devraient être respectés en adhérant au Comité de planification à titre de délégation (répondez à ce courriel).

Orientations budgétaires 2022

Certains politiciens municipaux vous diront qu’ils veulent de meilleurs services pour tous les résidents d’Ottawa, mais les priorités politiques réelles sont mieux indiquées dans le budget de la Ville. Ce sur quoi notre Ville choisit de dépenser de l’argent révèle si le discours correspond à la réalité. À Ottawa, un certain décalage persiste (lien vers mon article dans l’Ottawa Citizen).

Les services de police avant la santé publique

Nous continuons de constater des résultats inadéquats à la suite des dépenses importantes consacrées au service de police d’Ottawa, alors que nous devrions adopter des modèles mieux adaptés aux problèmes de santé mentale, qui permettent à la fois d’économiser de l’argent et de sauver des vies. L’an dernier, j’ai présenté une motion visant à réaffecter les fonds de l’augmentation budgétaire projetée du Service de police d’Ottawa à Santé publique Ottawa (SPO). Nous avons ensuite tenté à nouveau de réaffecter des fonds modestes de la police à des mesures préventives qui donnent des résultats (réaffecter les recettes générées par les contraventions provenant des caméras aux feux rouges pour aller vers des mesures permettant de calmer les automobilistes).

Nous avons présenté une autre motion qui, quant à elle, tentait de préparer le terrain pour une future réaffectation budgétaire dans le budget du Service de police d’Ottawa en faveur de nouveaux modèles d’intervention en matière de la sécurité communautaire. Cette motion a été bien accueillie, et les membres de la Commission de Services policiers, y compris le président et le chef, ont affirmé qu’ils travailleraient à une augmentation nulle du budget de la police. Ils sont à présent revenus et ils disent qu’ils ont besoin d’embaucher un « consultant externe » et qu’une année pourrait être nécessaire avant même d’envisager un gel.

Les orientations budgétaires pour le budget 2022 de la Ville seront votées ce mois-ci, et le rapport d’orientation prévoit une nouvelle augmentation importante du budget du Service de police d’Ottawa (13,5 millions de dollars, ce qui porterait le budget annuel total à un peu moins de 400 millions de dollars); entre-temps, notre nouvel engagement à l’égard de SPO représente une augmentation de moins de 1 million de dollars, alors que la pandémie et une crise de surdoses se poursuivent à Ottawa.

Je travaillerai avec des collègues conseillers pour réclamer une nouvelle fois une réaffectation raisonnable des fonds aux services qui en ont le plus besoin dans notre Ville. L’idée de la direction actuelle de la Ville est que donner plus aux promoteurs et plus à la police résoudra nos problèmes. Cette façon de voir les choses n’a pas fonctionné, et le budget 2022 est une autre occasion qui nous est offerte pour changer de cap.

Envisagez de faire connaître vos priorités budgétaires aux membres du Conseil en adhérant à la délégation auprès du Comité des finances et du développement économique (répondez à ce courriel).

Le parc Lansdowne

Le personnel de la Ville a rédigé un long rapport sur l’avenir envisageable pour le parc Lansdowne. Ce rapport porte sur les besoins en infrastructures du parc — dont les gradins du côté nord et le Centre municipal — de même que sur les moyens d’optimiser les commodités publiques et d’animer le site afin d’améliorer l’expérience des résidents au quotidien.

Le CFDE se penchera sur ce rapport à sa réunion du mardi 6 juillet 2021 à 9 h 30. Si le CFDE l’approuve, le rapport sera soumis au Conseil municipal le 21 juillet 2021.

Vous pouvez prendre connaissance de l'intégralité de ce rapport sur notre site Web.

Nous avons publié il y a deux ans le texte de la vision du parc Lansdowne, que vous pouvez consulter en cliquant sur ce lien.

Si vous souhaitez prendre la parole à la réunion du CFDE, veuillez communiquer avec Carole Legault par téléphone (613-580-2424, poste 28934) ou par courriel ([email protected]).

Vous pouvez aussi adresser vos commentaires par courriel à Mme Legault. Toutefois, une intervention pendant la réunion a tendance à avoir plus d’impact sur les décisions adoptées par le Conseil municipal.

L’Hôpital d’Ottawa

Le mardi 29 juin 2021, la Ville et l’Hôpital d’Ottawa ont tenu une consultation publique sur l’aménagement du nouveau campus Civic du lac Dow. La consultation a attiré de nombreux participants : 230 résidents se sont connectés pour prendre connaissance des détails de la proposition et exprimer leurs motifs d’inquiétude sur l’orientation adoptée dans les travaux d’aménagement.

Bien qu’un nouvel hôpital soit certes un projet d’aménagement nécessaire et souhaitable pour la Ville et pour le centre d’Ottawa, les plans actuels suscitent toujours de vives préoccupations. Les résidents s’inquiètent : il y a de moins en moins d’espaces verts, la planification des transports est inadaptée (à l’heure actuelle, on ne prévoit pas d’étendre au site même de l’hôpital le réseau du TLR), un garage de stationnement de quatre étages sera construit juste à côté du lac Dow et l’orientation des travaux d’aménagement, dont les meilleurs moyens à prendre pour préserver le plus grand nombre d’arbres possible, a un impact sur l’environnement.

Le processus durera longtemps. Or, il est important de se pencher sur ces problèmes dès le début.

Nous avons adressé nos commentaires préliminaires aux promoteurs de l’hôpital et aux urbanistes de la Ville. Vous pouvez en prendre connaissance en cliquant sur ce lien.

En outre, Jeff Leiper, conseiller du quartier Kitchissippi, a publié sur son site Web ses motifs d'inquiétude à propos de ce projet d'aménagement.

Vous pouvez soumettre vos commentaires à la Ville sur le site https://participons.ottawa.ca/the-ottawa-hospital-master-plan-fr.

Deuxième dose : les résidents de 12 ans et plus seront admissibles après 28 jours

À compter du lundi 5 juillet à 8 h, les résidents âgés de 12 ans et plus pourront recevoir leur deuxième dose du vaccin contre la COVID-19 plus tôt que prévu, soit 28 jours après avoir reçu leur première. Si vous avez une date de rendez-vous suivant un intervalle supérieur à 28 jours, nous vous encourageons à devancer votre rendez-vous.

Pour recevoir votre première ou deuxième dose, visitez ontario.ca/rendezvousvaccin pour accéder au système de réservation provincial ou téléphonez à la ligne provinciale de prise de rendez-vous au 1‑833‑943-3900 entre 8 h et 20 h, sept jours sur sept. Vous pourriez aussi être admissible à la vaccination dans une clinique temporaire ou une pharmacie locale ou à la clinique Bruyère.

Enfin, vous pouvez tous les jours vous inscrire sur la nouvelle liste d’attente pour pouvoir prendre un rendez-vous de dernière minute pour vous faire vacciner le jour même dans une clinique communautaire s’il reste des doses inutilisées. Des rendez-vous peuvent se libérer à tout moment de la journée; les résidents qui s’inscrivent sur la liste d’attente seront joints par Santé publique Ottawa par texto, courriel ou téléphone s’il y a un rendez-vous qui se libère pour eux.

Si vous avez pris rendez-vous pour votre deuxième dose dans le système provincial et que finalement, vous décidez de prendre un autre rendez-vous ailleurs, n’oubliez pas d’annuler votre rendez-vous original. Vous libérerez ainsi une place pour quelqu’un d’autre.

Consultez ottawa.ca ou SantePubliqueOttawa.ca pour en savoir plus sur la distribution des vaccins à Ottawa, y compris sur :

Suivez la Ville sur les médias sociaux pour rester au courant des développements concernant le système provincial de prise de rendez-vous. Vous pouvez aussi vous abonner au cyberbulletin Mises à jour – vaccin contre la COVID-19 pour recevoir des nouvelles régulières sur la campagne de vaccination. 

Pour en savoir plus sur les programmes et services de la Ville, consultez ottawa.ca ou composez le 3‑1‑1 (ATS : 613-580-2401). Vous pouvez également nous suivre sur FacebookTwitter et Instagram.

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